05.07.18



Le sujet que l'on va aborder aujourd'hui un des plus vastes qu'il soit. Et autant j'ai parfois les réponses à mes propres questions, autant ici, il s'agira avant toute chose de les poser. Libre à vous d'en explorer les confins et limites à votre guise et rythme.


Le thème du moment est celui de la culture, et de l'instant où celle-ci est devenue un étendard, voire un bastion, de l'ignorance. C'est un constat qui m'amuse beaucoup, je ne peux que l'admettre, même si je n'en comprends aujourd'hui pas tous les tenants et aboutissants.


Un hymne, une religion, une fête, une idée, un art, tant de choses qui à la base existent pour communiquer, partager, mieux s'entendre et se révéler. Pourtant lorsque de nos jours on discute avec un porteur de préférence, de passé, la seule réalité qui semble importer à ses yeux, c'est ses propres codes. Quel est donc l'intérêt d'avoir de la diversité si c'est pour se contenter de soi ?


Où a-t-on franchi la ligne ? Quand a-t-on érigé son expérience personnelle au rang de loi ?


La curiosité et l'ouverture n'appartiennent-elles qu'aux toiles vierges ? Au badin qui, trop occupé à découvrir, en a oublié de choisir ? Aux rejetés de la société qui se sont vus obligés d'omettre que ses murs existaient ?

Peut-être qu'il est là le souci. La raison pour laquelle il m'apparait difficile de déchiffrer ce mystère. Se pourrait'il que la civilisation ne soit pas directement porteur de ce drapeau d'impéritie ? Le véritable coupable pourrait-il être la frontière elle-même ? Celle qui invite à protéger un monde peur qu'il soit volé par les autres, et le rendant immédiatement aussi contradictoire à son objectif premier qu'il peut l'être.


Cette barrière physique bien rapide à se traduire mentalement. Cette peur illogique immature et d'un temps révolu. Défendre sa culture c'est un peu siffler ses mots dans un silencieux de crainte que celui qui les entend puisse les utiliser à notre place. Il pourrait même en faire meilleur usage, imaginez donc !


Ou pire... La culture pourrait simplement disparaitre. L'uniformité régnerait, où la seule activité dans laquelle les hommes et les femmes pourraient se retrouver, c'est eux-mêmes. Leurs propres créations, leurs propres projets, leurs propres inspirations, leurs propres élans, leurs propres initiatives, leur propre identité. Quel drôle de monde ce serait ! Un monde d'individus libres d'aller et venir sans qu'on leur dise comment se comporter.


Des individus qui, s'ils désirent de la richesse dans leur vie, seraient obligés d'aller par eux-mêmes s'intéresser. Et j'insiste, sans qu'on leur mette sous le nez. Retenez donc vos frissons, votre corps en exprime assez.

Pourtant j'aime me laisser bercer par un tel concept. Une Terre où ses habitants ne se réfugieraient pas derrière leurs perceptions, mais s'en serviraient comme monnaie. Aussi l'échange aurait du sens, de l'importance, une beauté.


Et plus jamais le moindre dictionnaire n'aurait la plus petite des raisons de réimprimer la définition du mot pauvreté.


Adrien Zanetta





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