CHAPITRE 2 : LE RAPPORT À SOI





La Solitude - Partie 3/3



Aucun véritable bénéfice de long terme ne peut être récolté d’une action non volontaire et aussi parfaitement accueilli que possible. On ne construit pas une structure par hasard, on choisit de travailler à son établissement.

La volonté et la pertinence de l’accompagnement de cette volonté sont primordiales.


Comment accompagner la solitude, puisque par définition il s’agit d’un acte d’isolation de son environnement ? En effectuant des pratiques d’introspections favorisant le retour à l’essence de qui est visé, le soi. Ainsi l’intention et l’action sont alignées dans un mouvement cohérent.


La clef ici est par conséquent la pratique de la méditation et la prière. Nul besoin de se le faire conseiller ou dicter quoique ce soit par qui que ce soit. Si vous avez compris la logique basique écrite au fil des paragraphes précédents, vous comprenez l’importance de ces actes. Ce sont les deux grands véhicules, outils, qui permettent de se retrouver dans un état d’expansion et de profondeur de soi. En termes d’identité, de spiritualité, elle s’assimile facilement à l’ouverture d’un livre. Lorsqu’on ouvre les pages d’un ouvrage, on en étend la matière pour plonger dans son détail et son histoire. Et de la même façon, il est préférable pour profiter du moment de le lire dans la solitude, malgré le fait que ce ne soit pas obligatoire. Et cela me mène au dernier point, l’obligation de la solitude.


Est-elle vraiment indispensable ? Oui au début non par la suite. Comme de nombreuses choses, la solitude peut être générée y compris au sein de la plus dense et bruyante des fêtes, mais cela demande une maîtrise de soi et une conscience de nous-mêmes qui ne peut être improvisée. Elle ne peut s’apprendre et s’assimiler proprement qu’à travers l’expérience de la solitude et de ses fidèles compagnons, la méditation et la prière. Combien de temps ? Combien de fois ? Que faire ou ne pas faire ? À quel moment ? Toutes ces interrogations légitimes n’ont qu’une seule et une seule réponse. À vous de voir, de tester, d’adapter et d’évoluer.


Vous pourriez tous me poser la question individuellement et j’aurais autant de réponses différentes à donner. Et chaque réponse ne serait vraie qu’à un point dans le temps, un instant qui serait peut-être déjà mort le jour d’après. Donc l'unique véritable façon de procéder est d’apprendre à s’écouter en expérimentant, apprendre à suivre son intuition, sa propre guidance. Aucune méthode ou technique ne se substituera jamais à cela, et, plus que tout, aucun enseignement prodigué par qui que se soi. Qu’importe le nom qu’on peut lui donner. Si vous devez ne retenir qu’une seule chose de ce chapitre, c’est que la solitude et votre rapport à celle-ci ne sont qu’une métaphore de la manière dont vous vous percevez.


C’est à la fois le plus tranchant des juges et une des plus grandes aide à votre disposition sur votre parcours d’amélioration et de croissance, quel qu’en soit l’aspect. Bien avant les mots et les sons, il avait le silence. Mais malgré toutes les cacophonies, derrière tous les remous, même si on l’oublie souvent, il est toujours là. Omniprésent et éternel, fondation de tout ce qui se superpose à lui sans jamais qu’on puisse le faire vraiment disparaître.