24..05.18



Il existe un pays sans limites qui appelle au sein de chacun. Sans raison ni loi inutile, seules la force de caractère, la volonté d'acier d'une monnaie millénaire peuvent apparaitre absolues.


Risibles sont les vapes nihilistes d'un temps résolu et pourtant accroché à ses affres décadentes. Rien n'est apporté, rien n'est gagné et pourtant tant d'effort est fourni à l'entretien d'un cauchemar déguisé en satin.

L'unique argent qui paye l'énergie donnée en retour est celui qui porte une désignation sans attache et qui se dépense sans se perdre. Cette forme de rétribution éternelle n'a qu'une seule appellation, une sonorité qui résonne dans les abysses colossaux d'une lumière si forte et malgré tout si respectueuse en vous comme en moi. Cette liquidité se nomme Amour, au-delà de toute lettre, de toute idée, de tout concept qui peut lui être futilement accolé.


Cette beauté indescriptible ne laisse rien d'autre sur son passage que l'envie d'en dépenser davantage, pour en recevoir toujours plus. Il n'existe en cet échange aucune avidité, elle ne sait que vivre la vie, vivre le mouvement d'une existence qui ne désire que grandir en faisant grandir, sans contrainte ni brutalité, sans sarcasmes ni oubliés.


Un peu d'eau pour les pauvres, un peu de bois pour les misérables, aucun vent ne porte une odeur importune. Seuls l'idiot et l'ignare s'imaginent que c'est en prenant que l'on propage, que c'est en critiquant que l'on construit, que c'est en réfléchissant que l'on évolue.

La vérité est dans la simplicité de ce que l'Amour se permet de nous affirmer du haut de sa sagesse sans âge ni longueur. Rien ne vaut un centime sans coeur ou sens, rien ne mérite la moindre parcelle de terre si le but oublie de la nourrir.


L'homme adore les exercices de gargarisme par lesquels il se visualise plus grand qu'il ne l'est, et moins puissant qu'il l'espère. La peur est dans les actes des fous et des blessés, qui rejettent alors la précieuse et singulière chose capable de les aider. L'Amour et la tendresse qu'ils se refusent, qu'ils fuient chez les autres et privent leur vie, le seul et unique antidote d'un corps meurtri.


Rien n'appelle à la féroce compétition si ce n'est une envie d'écraser son voisin, qui a osé prétendre être comparable à l'image qu'on lui a imposée depuis son enfance bercée. Peu de joie dans ces choix et ces activités, au-delà de la satisfaction éphémère d'avoir renforcé son propre mensonge, d'en avoir gravé la légitimité bancale dans l'esprit d'une assemblée.


Il est des jours magnifiques qui passent inaperçus aux yeux de tant, juste parce que ceux-ci semblent dénués d'une brillance communément recherchée. Si seulement plus yeux étaient ouverts à la danse d'une feuille d'été, d'une fleur de nuit, d'un pas feutré, d'un levé de cil... rien ni personne n'aurait jamais l'impression qu'il existe une autre bonne idée en dehors d'aimer.


Adrien Zanetta





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